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LIVRE DE JOUR: Comment je vois le monde Albert Einstein « Ma condition humaine me fascine. Je sais mon existence limitée et j'ignore pourquoi je suis sur cette terre, mais parfois je le pressens. Par l'expérience quotidienne, concrète et intuitive, je me découvre vivant pour certains autres, parce que leur sourire et leur bonheur me conditionnent entièrement, mais aussi pour d'autres hommes dont, par hasard, j'ai découvert des émotions semblables aux miennes. Et chaque jour, mille fois, je ressens ma vie, corps et âme, intégralement tributaire du travail des vivants et des morts. Je voudrais donner autant que je reçois et je ne cesse de recevoir. Puis j'éprouve le sentiment de ma solitude et j'ai presque mauvaise conscience d'exiger d'autrui encore quelque chose. Je vois les hommes se différencier par les classes sociales et, je sais, rien ne les justifie si ce n'est la violence. J'imagine accessible et souhaitable pour tous, en leur corps et en leur esprit, une vie simple et naturelle. Je me refuse à croire en la liberté et en ce concept philosophique. Je ne suis pas libre mais tantôt contraint par des pressions étrangères à moi ou tantôt par des convictions intimes. Jeune, j'ai été frappé par la maxime de Schopenhauer : « l'homme peut certes faire ce qu'il veut mais ; il ne peut pas vouloir ce qu'il veut » ; et aujourd'hui face au terrifiant spectacle des injustices humaines, cette morale m'apaise et m'éduque. J'apprends à tolérer ce qui me fait souffrir. Je supporte alors mieux mon sentiment de responsabilité. Je n'en suis plus écrasé et je cesse de me prendre moi et les autres trop au sérieux. Alors je vois le monde avec humour. Je ne puis me préoccuper du sens ou du but de ma propre existence ou de celle des autres, parce que, d'un point de vue strictement objectif, c'est absurde. Car je n'ai jamais considéré le plaisir et le bonheur comme une fin en soi et j'abandonne ce type de jouissance aux individus réduits à des instincts de groupe. En revanche, des idéaux ont suscité mes efforts et m'ont permis de vivre. Ils s'appellent le bien, le beau, le vrai. Si je ne me ressens pas en sympathie avec d'autres sensibilités semblables à la mienne, et si je ne m'obstine pas inlassablement à poursuivre cet idéal éternellement inaccessible en art et en science, la vie n'a aucun sens pour moi. Or l'humanité se passionne pour des buts dérisoires. Ils s'appellent la richesse, la gloire, le luxe. Déjà jeune, je les méprisais. »
SAVANT DU JOUR Thomas Alva EDISON Inventeur américain né le 11 février 1847 à Milan, Ohio et mort le 18 octobre 1931 à West Orange dans le New-Jersey près de New-York.
En 1854, la famille Edison déménage pour Port Huron dans le Michigan où Samuel, le père, a obtenu un emploi de charpentier. C'est dans cette ville que Thomas commença ses études. L'histoire raconte que son premier professeur, le révérend G. B. Engle le considérera rapidement comme un élève ennuyeux. Il n'aimait pas les mathématiques et il posait beaucoup trop de questions. Au bout de trois mois d'école, l'enseignant avait déjà surnommé Thomas " l'enfant gâté ", ce qui n'était pas très flatteur. Nancy, sa mère, le retire de l'école et décide de s'occuper elle-même de son éducation. Edison aimait beaucoup lire, en particulier il se passionnait pour les livres de science que sa mère lui apportait à la maison. Il commença ainsi très tôt à aimer la chimie à tel point qu'il dépensa ses premières économies à acheter des produits chimiques à la pharmacie locale. À dix ans, Thomas possédait déjà un vrai petit laboratoire dans le sous-sol de la maison familiale. Pour narguer son père qui ne partageait pas sa passion, il avait écrit, paraît-il, sur toutes les bouteilles " Poison ". Vers 12 ans, durant l'hiver 1859-60, Thomas est admis comme garçon de train sur le Grand Trunk Railroad, un train qui faisait le trajet de Port Huron à Détroit, aller-retour dans la journée. Il vendait des journaux et des friandises aux passagers. Un ou deux ans plus tard, vers 1862, il a l'idée d'imprimer un journal hebdomadaire, le Weekly Herald, dans le train pendant le trajet. Environ un ans après, il obtient même la permission d'aménager un laboratoire de chimie dans le wagon à bagage du train. Durant la halte de cinq heures à Détroit, il pouvait ainsi mener à bien quelques expériences. Mais un jour le train fit une embardée, les produits chimiques se renversèrent et le laboratoire prit en feu. Le conducteur jeta Thomas et ses produits chimiques hors du train ce qui mis fin à cette entreprise originale. oOo Edison avait eu plusieurs problèmes auditifs durant son enfance, en particulier une perte totale de l'oreille gauche à la suite d'une scarlatine. Vers 15 ans, il entendait donc déjà très mal, mais disait que cela l'aidait à se concentrer et il refusa même une opération qui aurait peut-être pu lui éviter une surdité précoce. " Probablement que la surdité m'a amené à la lecture ", dira-t-il plus tard. C'est au cours de ces lectures, semble-t-il, qu'il se mit dans l'idée que son avenir serait d'inventer des choses pour améliorer la vie des gens. Au cours de ses stages dans le train, il s'était intéressé au télégraphe, inventé 9 ans avant sa naissance par Samuel F.B. Morse. Pour le remercier d'avoir sauvé la vie de son enfant qui avait failli se faire écraser par un train, un officier de la gare avait en effet accepté de lui apprendre le morse et lui avait montré comment se servir du télégraphe. À seize ans, il déménage à Toronto au Canada et trouve un emploi d'assistant télégraphiste (Western Union Telegraph Company's main office). Son travail consistait à rapporter, chaque heure, à Toronto, les messages reçus. Il pensa que c'était une perte de temps et inventa un gadget qui envoyait un signal pendant qu'il dormait. Ce fut sa première invention - un transmetteur-receveur pour télégraphe automatique. Un jour, son patron le trouva en train de dormir et il fut presque remercié pour ses services. Thomas revient aux États-Unis et voyage de ville en ville dans l'Est du pays pour les services du télégraphe. A cette époque, il attendait souvent dans les dépôts, dans les salles de nouvelles et dans les ateliers de machines et mettait ce temps à profit pour imaginer divers dispositifs et améliorations, si bien qu'il devint rapidement un réel expert en télégraphie. Vers 21 ans, il obtient un emploi de nuit à Boston en tant qu'opérateur. Il gagne un peu d'argent et dispose de temps, durant la journée, pour se consacrer à ses inventions. La première invention qu'il essaya de vendre fut un enregistreur de vote électrique, mais personne ne semblait bien intéressé par son appareil. A l'occasion de cette expérience malheureuse, il comprit qu'une invention n'avait d'intérêt que si elle débouchait sur une application commerciale. "Never invent something that people don't want" se plaira-t-il a dire plus tard. Il déménage pour New York à l'été de 1869. Il n'avait alors presque pas d'argent. Un ami lui offrit de quoi dormir dans un sous-sol de Wall Street. Edison passera beaucoup de temps à étudier le téléscripteur de la Bourse qui bourdonne à côté de sa chambre de fortune. C'était une machine conçue à partir d'un télégraphe Morse qui transmettait des informations sur les marchés financiers. Un jour, Thomas Edison arrangera si bien une pièce brisée du téléscripteur, que les propriétaires l'engageront pour en construire un meilleur. En moins d'un an il construit le Edison Universal Stock Printer. Il vendra les droits du téléscripteur de la Bourse et alors qu'il pensait recevoir 4,000.00 de dollars, il en recevra 10 fois plus. Avec tout cet argent, Thomas débutera une affaire à Newark dans le New Jersey. Il construit les premiers téléscripteurs qui impriment à haute-vitesse. Vers 1876, Il invente le microphone à cartouche de carbone qui permis d'améliorer considérablement le téléphone. En 1871, il épouse Mary Stilwell, une jeune fille de neuf ans plus jeune que lui, qui travaille au laboratoire En 1884, Mary mourra prématurément laissant Thomas avec trois enfants. Il se remariera à Mina Miller en 1886 avec qui il aura encore 3 enfants. oOo Thomas était un financier assez médiocre. Après six années passées dans son atelier de Newark, il commença à manquer d'argent et demanda à son père de l'aider à construire une nouvelle " usine d'inventions " qui serait implantée à Menlo Park. L'ouverture du nouveau laboratoire a lieu en 1875. Soixante ouvriers travaillaient au nouveau laboratoire. Les antécédents des ouvriers n'avaient pas d'importance. Si Edison pensait que quelqu'un avait du talent, c'était suffisant pour qu'il soit embauché. Thomas se lie avec certains hommes d'affaires parmi les plus riche de New York. Ensemble ils formeront la Edison Electric Light Company en 1878, qui deviendra en 1889 la Edison General Electric Company, puis plus tard (en 1892) la General Electric Company.
L'invention de la lampe électriqueDurant sa jeunesse, Edison avait connu l'éclairage aux chandelles et les lampes à gaz. Mais ces dispositifs était puants, dangereux et laissaient en plus échapper une fumée toxique. Après deux ans de recherches dans son nouveau laboratoire, il invente une lumière électrique de sécurité, douce et économique. L'originalité de sa découverte portait surtout sur la mise au point d'un filament qui donnerait une bonne lumière et qui durerait assez longtemps sans brûler. Il s'orienta sur le fil de carbone et envoya ses collaborateurs un peu partout dans le monde à la recherche d'une fibre naturelle capable d'être transformée en un filament parfait. Il fit des essais avec plus de 1 600 matières organiques (le buis, le cèdre, le lin, le bambou, le coton, des cheveux, des poils d'éléphants, .....). En 1879, après avoir dépensé 40 000$ et accompli 1 200 expériences il avait enfin réussi. Au laboratoire du Parc Menlo, on pouvait allumer et éteindre à volonté les premières ampoules électriques. En octobre 1880, il démarre la production industrielle de lampes à la Edison Lamp Works à Menlo Park. De mai à juin 1881, il dépose 33 brevets pour un système complet d'éclairage électrique (lampes, générateurs de courant, conducteurs électriques, ....). L'Exposition Internationale d'Electricité de PARIS de 1881 fut pour Edison un tremplin médiatique inespéré. Il installa pour cette occasion 1000 lampes qui éclairaient en même temps et furent, sans conteste, une des attractions de cette manifestation. Ses premières lampes produites en série furent installées sur le bateau à vapeur SS Columbia et un peu plus tard dans une usine de New York.
Cette centrale était équipée de 6 Jumbo, une dynamo de taille stupéfiante pour l'époque capable d'allumer 1200 lampes à incandescence. New York et Londres ont été ainsi les premières villes au monde à avoir un éclairage électrique. Celui-ci sera géré par la Edison Electric Light Company. A partir de cette invention, un des ingénieurs de Thomas Edison, William J. Hammer, va découvrir l'effet thermo-électrique. La découverte de l'émission d'électrons par un filament chaud conduira à l'invention des lampes de radio : l'effet Edison sera la base de l'électronique moderne.
Le laboratoire de West Orange, New JerseyEn 1887 Thomas construira une plus grande usine d'invention à West Orange, toujours dans le New-Jersey. Ce laboratoire sera 10 fois plus grand que celui du parc Menlo. Ce complexe industriel comportait 14 bâtiments. Six de ces édifices étaient consacrés à la R&D. L'édifice principal à lui seul avait les dimensions de trois terrains de football ! Il y avait une verrerie intégrée pour le soufflage des ampoules, une centrale de production électrique et une bibliothèque (service de documentation dirions nous aujourd'hui !). Environ 5,000 personnes travaillaient dans ce centre. À West Orange, Edison améliorera le phonographe et fabriquera les premiers appareils "grand public". Parmi les inventions ou améliorations faites dans les laboratoires de West Orange on peut citer pêle-mêle :
En 1913, seront mises au point les premières images parlantes.
l'HommeThomas Edison était de grande carrure. Il avait, dit-on, les yeux gris et de longs cheveux. Il portait souvent des pantalons amples tachés d'acide et des souliers crasseux. Ses mains étaient décolorées par les produits chimiques. C'était un bourreau de travail. Il ne pouvait pas tolérer la paresse. Il était connu de ses collaborateurs pour être assez têtu. Il travaillait souvent plus de 100 heures par semaine. Lui et ses proches collaborateurs travaillaient souvent jusqu'aux petites heures du matin. Ses deux femmes s'en sont souvent plaint. Il avait un don inné pour saisir une idée et la mettre immédiatement en pratique. Il disait que " le génie est fait de 1% d'inspiration et 99% de transpiration ". Il a eu aussi la bonne inspiration de protéger ses inventions. Durant toute sa vie, Edison aura déposé plus de 1000 brevets sous son nom. Thomas Alva Edison est mort à 84 ans, un dimanche d'octobre 1931.
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